Nouvelle cogénération au gaz dans un home pour personnes âgées

Nouvelle cogénération au gaz dans un home pour personnes âgées


Préambule

Une étude de faisabilité exemplaire à repositionner

L’étude de faisabilité réalisée en 2005 par l’ICEDD pour un home anderlechtois de 209 places constitue un modèle de rigueur méthodologique et de transparence technique qui conserve une valeur pédagogique vingt ans après sa publication. Cette étude illustre parfaitement la démarche progressive d’évaluation d’un projet de cogénération, depuis l’identification du potentiel jusqu’à l’étude de faisabilité détaillée, en passant par l’étude de pertinence. La qualité des mesures terrain, l’utilisation du logiciel COGENsim pour optimiser le dimensionnement, et la présentation exhaustive des hypothèses techniques, énergétiques, économiques et environnementales en font une référence intemporelle pour comprendre la méthodologie d’analyse d’un projet énergétique.

Cependant, les conclusions de cette étude appartiennent désormais à une époque révolue. En 2005, la cogénération au gaz naturel représentait indiscutablement la solution d’avant-garde pour optimiser l’efficacité énergétique des établissements médico-sociaux, offrant un temps de retour de 3,2 ans, un taux de rentabilité interne de 22% et une réduction de 126 tonnes de CO2 par an. Vingt ans plus tard, le paysage énergétique s’est radicalement transformé sous l’effet conjugué des évolutions réglementaires, technologiques et économiques. La fin programmée des énergies fossiles, l’explosion des performances des pompes à chaleur, et la multiplication par 2,5 des prix du gaz naturel rendent nécessaire une relecture critique de cette solution à la lumière des alternatives modernes disponibles en 2025.

Le contexte 2005

Un établissement au profil énergétique idéal

Le home anderlechtois de 209 places présentait en 2005 toutes les caractéristiques d’un établissement propice à la cogénération. Avec une consommation annuelle de gaz naturel de 3 176 MWh et d’électricité de 846 MWh, représentant une facture énergétique totale de 188 094 euros, l’établissement offrait une base thermique et électrique stable et élevée, conditions essentielles à la rentabilité d’une cogénération. Les besoins thermiques, répartis entre le chauffage des locaux (température de confort 22-24°C pour les personnes âgées) et la production d’eau chaude sanitaire (hygiène, soins, cuisine collective, buanderie), étaient constants tout au long de l’année grâce à une occupation permanente 24h/24 et 365 jours par an.

Cette stabilité des besoins permettait d’envisager un fonctionnement continu de la cogénération, maximisant ainsi les heures de fonctionnement et la rentabilité de l’investissement. L’étude de faisabilité a d’ailleurs démontré que le scénario optimal consistait à faire fonctionner la cogénération 24h/24, 12 mois par an, avec 6 888 heures de fonctionnement annuel. Ce profil énergétique favorable, caractéristique des établissements médico-sociaux, explique pourquoi l’étude du potentiel de développement de la cogénération en Région de Bruxelles-Capitale avait identifié qu’un établissement sur deux dans le secteur tertiaire pourrait installer une unité de cogénération rentable avec un temps de retour inférieur à 5 ans.

Un dimensionnement rigoureux et innovant

La méthodologie de dimensionnement mise en œuvre dans cette étude de faisabilité illustre les meilleures pratiques de l’époque et reste pertinente aujourd’hui dans ses principes. Des mesures terrain précises des besoins thermiques (temps de fonctionnement des chaudières pendant deux semaines) et électriques (profils quart-horaires Sibelga pour l’année 2005) ont permis de construire des profils annuels fiables, indispensables pour optimiser la taille de la cogénération. Le logiciel COGENsim a ensuite simulé le fonctionnement de plusieurs tailles d’unités pour identifier la configuration optimale : un moteur au gaz naturel de 230 kWth et 150 kWé.

Cette puissance, représentant environ 15% des besoins thermiques de pointe (estimés à 1 500 kW pour les trois chaudières existantes), permettait à la cogénération de fonctionner en base un maximum d’heures par an, stratégie classique pour optimiser la rentabilité. L’innovation remarquable de cette étude réside dans l’intégration d’un ballon de stockage thermique de 10 m³, permettant de lisser le fonctionnement de la cogénération et de réduire les cycles d’arrêt-démarrage préjudiciables au rendement et à l’usure mécanique. Cette approche systémique, exploitant intelligemment l’inertie thermique du stockage, constituait une véritable avancée pour l’époque et reste conceptuellement pertinente en 2025, même si les technologies de stockage ont considérablement évolué (matériaux à changement de phase, batteries thermiques).

Un cadre économique exceptionnellement favorable

Le contexte économique et réglementaire de 2005 soutenait fortement le développement de la cogénération, créant des conditions de rentabilité exceptionnelles qui ne se reproduiront plus. Le mécanisme des certificats verts, générant 582 certificats par an valorisés à 90 euros pièce, représentait un revenu annuel de 52 375 euros, soit 95% du gain annuel total de 54 902 euros. Sans ce soutien public massif, la cogénération n’aurait présenté qu’un gain de 2 527 euros par an, conduisant à un temps de retour de 69 ans et rendant le projet totalement non viable. Cette dépendance quasi-totale aux certificats verts révèle rétrospectivement la fragilité du modèle économique de la cogénération fossile, dont la rentabilité reposait davantage sur les incitations publiques que sur les performances intrinsèques de la technologie.

Les prix de l’énergie en 2005 contribuaient également à la rentabilité du projet. Le gaz naturel à 30,9 euros par MWh et l’électricité à 92,76 euros par MWh offraient un ratio électricité/gaz de 3,0, particulièrement favorable à la cogénération qui valorise le gaz en produisant simultanément chaleur et électricité. L’hypothèse d’évolution des prix (+5% par an pour le gaz, +2% par an pour l’électricité) s’est révélée largement sous-estimée, les prix ayant été multipliés par 2 à 2,5 en vingt ans, avec une volatilité considérable liée aux crises géopolitiques et à la transition énergétique.

Le bouleversement 2005-2025 : Une révolution réglementaire, technologique et économique

La fin programmée des énergies fossiles et des soutiens à la cogénération

Le paysage réglementaire européen a connu une transformation radicale depuis 2005, actant la fin des énergies fossiles dans le secteur du bâtiment. L’Union européenne a mis fin aux incitations financières pour les chaudières et systèmes de chauffage fossiles au 1er janvier 2025, avec un objectif de phase-out complet à l’horizon 2040. Cette décision stratégique vise à accélérer la décarbonation du secteur du bâtiment, responsable de 36% des émissions de CO2 en Europe. Les certificats verts, mécanisme central de la rentabilité de la cogénération en 2005, ont été progressivement supprimés ou réorientés vers les énergies renouvelables, rendant la cogénération fossile non viable économiquement.

L’explosion des performances des pompes à chaleur

La technologie des pompes à chaleur a connu des progrès spectaculaires depuis 2005, transformant radicalement l’équation énergétique et économique du chauffage des bâtiments. Les PAC haute température, capables de produire de l’eau chaude à 60-70°C compatible avec les réseaux de chauffage existants, affichent désormais des coefficients de performance (COP) de 3 à 5 pour les PAC air/eau, et de 5 à 7 pour les PAC géothermiques.

L’effondrement du modèle économique de la cogénération

L’évolution des prix de l’énergie depuis 2005 a profondément dégradé la rentabilité de la cogénération. Le gaz naturel, passé de 30,9 euros par MWh en 2005 à 75-85 euros par MWh en 2024-2025, a été multiplié par 2,5. L’électricité, passée de 92,76 euros par MWh à 150-200 euros par MWh, a été multipliée par 2. Le ratio électricité/gaz, déterminant pour la rentabilité de la cogénération, est passé de 3,0 en 2005 à 2,0-2,2 en 2025, réduisant significativement l’avantage économique de produire de l’électricité à partir de gaz.

Si l’on recalcule la rentabilité de la cogénération du home avec les prix 2025 et sans certificats verts (fin des soutiens), le projet présenterait un surcoût d’exploitation important  par rapport aux chaudières gaz existantes, rendant l’investissement totalement non viable.

Que ferait-on différemment aujourd’hui ? Comparaison détaillée des solutions 2025

Solution recommandée 2025 : Géothermie + Solaire thermique ECS

Pour un établissement équivalent au home anderlechtois de 209 places, la solution optimale en 2025 consisterait en une PAC géothermique de 250 kW couplée à une installation solaire thermique de 100 m² pour l’eau chaude sanitaire. Cette configuration offrirait des performances environnementales, économiques et techniques nettement supérieures à la cogénération de 2005 sur tous les critères.

La durée de vie de l’installation géothermique (25 à 30 ans) et du solaire thermique (20 à 25 ans), nettement supérieure à celle de la cogénération (10 à 15 ans), améliore encore le bilan économique sur le cycle de vie complet.

Alternative accessible : PAC air/eau hybride

Pour les établissements où la géothermie est impossible (sous-sol rocheux, espace limité, contraintes urbaines) ou trop coûteuse, une PAC air/eau de 250 kW couplée à une chaudière à condensation de 300 kW en appoint constitue une alternative plus accessible financièrement.

Cette solution hybride présente l’avantage majeur d’assurer la redondance et la continuité de service, critiques pour le secteur médico-social. En cas de défaillance de la PAC ou lors des périodes de grand froid où ses performances se dégradent, la chaudière à condensation peut assurer l’intégralité des besoins thermiques, évitant toute interruption de chauffage préjudiciable aux résidents. Cette sécurité opérationnelle, combinée à un investissement modéré et un temps de retour acceptable, fait de la PAC air/eau hybride une solution particulièrement adaptée aux établissements médico-sociaux aux budgets contraints.

Conclusion

L’étude de faisabilité de 2005 pour le home anderlechtois conserve une valeur pédagogique exceptionnelle qui justifie pleinement sa consultation en 2025. La rigueur de la méthodologie (étude potentiel → pertinence → faisabilité), la qualité des mesures terrain, l’utilisation du logiciel COGENsim pour optimiser le dimensionnement, l’innovation du ballon de stockage thermique de 10 m³, et la transparence financière exhaustive constituent des enseignements précieux qui restent pleinement pertinents. Cette étude illustre parfaitement comment conduire une analyse énergétique rigoureuse, indépendamment de la technologie considérée.

Cependant, la solution elle-même appartient désormais au passé. La cogénération au gaz naturel, technologie optimale en 2005, n’est plus viable en 2025 pour des raisons réglementaires (fin des soutiens, phase-out fossiles 2040), économiques (prix gaz ×2,5, ratio électricité/gaz dégradé) et technologiques (performances PAC supérieures). Les alternatives modernes offrent des performances environnementales, économiques et techniques nettement supérieures sur tous les critères.

Cette étude de cas doit donc être lue comme un témoignage historique d’une époque de transition énergétique, où la cogénération représentait une avancée significative par rapport aux systèmes conventionnels, mais où les technologies de décarbonation complète n’avaient pas encore atteint leur maturité technique et économique actuelle. Elle illustre parfaitement la rapidité des évolutions dans le secteur énergétique et la nécessité de réévaluer régulièrement les solutions en place à la lumière des innovations disponibles.

Introduction : une étude de faisabilité

En 2005, la Région de Bruxelles-Capitale a mandaté l’ICEDD pour effectuer une étude du potentiel de développement de la cogénération sur son territoire. Les résultats montrent, qu’au niveau industriel, une entreprise sur 5 pourrait installer une cogénération rentable (temps de retour inférieur à 3 ans) tandis qu’un établissement sur 2 dans le secteur tertiaire pourrait installer une unité de cogénération rentable (temps de retour inférieur à 5 ans).

Un home de la commune d’Anderlecht figure parmi ces établissements propices à la cogénération. Suite à ces bons résultats, le home a été invité à fournir des données plus précises pour réaliser une étude dite « de pertinence ». L’étude de pertinence permet, suite au pré-dimensionnement et aux calculs de rentabilité « à la grosse louche » de savoir s’il est pertinent d’installer une cogénération ou non dans le bâtiment étudié.

Cette étude de pertinence, remise en décembre 2005, a confirmé l’intérêt d’une cogénération, mais elle n’est cependant pas suffisamment précise pour que les gestionnaires puissent décider, en connaissance de cause, l’achat d’un tel équipement.

Il est nécessaire de savoir s’il y a de la place disponible et si l’acheminement du module de cogénération est possible. Il est également indispensable de pouvoir simuler le fonctionnement de cette cogénération selon les profils des besoins thermiques et électriques tel que mesurés dans le bâtiment étudié. Des simulations qui permettent d’optimiser et de fiabiliser les résultats du dimensionnement et de la rentabilité.

Ces réponses sont apportées par l’étude de faisabilité, étape ultime avant la décision d’investir. Vu l’intérêt et la motivation des gestionnaires des bâtiments, la Région de Bruxelles-Capitale a offert une étude de faisabilité gratuite, objet du présent rapport.

L’étude de faisabilité a été effectuée par le Facilitateur en Cogénération financé par la Région de Bruxelles Capitale. Pour toute information complémentaire, n’hésitez pas à contacter le Facilitateur en Cogénération.

Le document complet est disponible au téléchargement : Installation d’une cogénération dans un home pour personnes âgées (PDF).


Présentation du home

Le home est une maison de repos et de soins avec 209 places.

Installation de chauffage

Le chauffage des bâtiments est assuré actuellement par 3 chaudières au gaz naturel avec des puissances thermique de 466 kWth, 494 kWth et 494 kWth respectivement.

Dans le cadre de cette étude de faisabilité, une mesure des besoins thermiques à été effectuée en mesurant les temps de fonctionnement (à chaque demi-heure) des chaudières durant deux semaines, permettant d’obtenir un profil des besoins thermiques du bâtiment. Cette étape est en effet indispensable pour pouvoir dimensionner le plus judicieusement possible l’unité de cogénération.

Installation électrique

Le home est alimenté en électricité par une cabine haute tension (11 000 V) et alimente un transformateur. La consommation électrique est télé-relevée par Sibelga tous les quarts d’heure. Ce profil quart horaire a généreusement été transmis par Sibelga pour l’année 2005. Cette donnée est indispensable pour connaître la quantité d’électricité produite par la cogénération qui sera effectivement auto-consommée par le home ainsi que la part qui sera revendue sur le réseau électrique.

Le TGBT électrique, en aval de la cabine haute tension, est situé juste à côté de la chaufferie. La distance de câble entre le TGBT et la chaufferie où serait située la cogénération a été estimée à 15 mètres.


Synthèse des résultats

L’objectif de cette étude de faisabilité est d’évaluer l’intégration technique de la cogénération dans l’installation existante, de proposer la meilleure solution technologique et d’établir le bilan d’un projet de cogénération au gaz naturel pour le home. C’est au terme de cette étude que le décideur pourra choisir d’investir ou non dans une unité de cogénération.

Le résultat montre qu’une unité de cogénération au gaz naturel de 230 kWth et 150 kWé est économiquement intéressante, surtout couplée à un stockage de chaleur de 10 m3. Par ailleurs, elle présente de nombreux avantages énergétiques et environnementaux.

Résultats Valeurs

Techniques : Moteur au gaz naturel

Puissance « optimale »

230 kWth et 150 kWé
Nombre d’heure de fonctionnement 6 888 heures/an
Volume du ballon de stockage 10 m³
Énergétiques
Situation « avant » cogénération (factures 2005)
Consommation de gaz naturel (avec 10 % URE) 3 176 401 kWhprimaire PCI/an
Consommation d’électricité 845 996 kWé/an
Situation « après » cogénération (simulations COGENsim)
Consommation de gaz naturel de la cogénération 2 899 826 kWhprimaire PCI/an
Consommation de gaz naturel des chaudières 1 382 468 kWhprimaire PCI/an
Production de chaleur par cogénération 1 524 843 kWhth/an
Production d’électricité par cogénération 983 123 kWé/an
Économiques (montants HTVA)
Situation « avant » cogénération (factures 2005) 188 094 €/an
Facture combustible 109 585 €/an €/an
Facture électrique 78 508 €/an
Situation « après » cogénération (simulations COGENsim) 133 192 €/an
Facture combustible 147 740 €/an
facture électrique (dont revente d’électricité) 30 712 €/an (10 161 €/an)
Facture des entretiens et d’assurance 17 276 €/an
Gain de la vente des certificats verts 52 375 €/an
Gain annuel 54 902 €/an
Investissement net (tout compris) 173 720 €
Temps de retour simple (TRS) 3,2 années
Taux de rentabilité interne (TRI) 22 %/an
Environnementaux
Émissions de CO2 évitées 126 294 kg CO2/an
Objectif Kyoto satisfait pour 405 bruxellois (312 kg CO2/bruxellois)
Nombre de certificat vert (1 CV = 217 kg CO2) 582 CV/an
Économie en gaz naturel 582 540 kWh/an (16 %)


Synthèse des hypothèses

Outre les résultats, il est important de présenter, de manière synthétique, les hypothèses prises lors de l’étude. Dans le choix des hypothèses, nous avons tâché de nous situer du côté de la « sécurité », afin que le home puisse prendre la décision d’investir avec le maximum de garanties.

On distingue 4 types d’hypothèses : techniques, énergétiques, économiques et environnementales.

Il est important de préciser que ces hypothèses n’ont un impact que sur le calcul de la rentabilité du projet de cogénération et non sur son dimensionnement.

Techniques

  • Rendements de l’unité de cogénération : Évolution en fonction de la charge
  • Charge du moteur : Fonctionnement jusqu’à 75 % de sa charge nominale

Énergétiques

  • Besoins thermiques : 100 % du combustible pour la production de chaleur
  • Rendement annuel de la chaufferie : 85 % pour la chaufferie actuelle au mazout (estimation)
  • Réductions pour futures actions URE : 10%
  • Année de référence : 2005 (année chaude de + 12,4 % que l’année normale)
  • Type de combustible : Gaz naturel – PCI = 10.8 kWh PCI/m3
  • Isolation du ballon de stockage : 15 cm de laine de roche soit diminution de 1.01°C/24h

Économiques

  • Durée de vie économique : 50 000 h (env 10 ans)
  • Investissement : Tout compris (moteur, échangeurs, connexion électrique, conteneur acoustique, régulation, génie civil)
  • Investissement supplémentaire : Ballon de stockage de 10 m3 tout compris (cuve, isolation, jaquette, supports, pompes, vannes)
  • Prix mentionnés : HTVA
  • Facteur de sur-investissement : 10 % (pour éventuels imprévus)
  • Taux de subside : 20 %
  • Prix du gaz et évolution : Prix décembre 2005 (30,9 €/MWh) & + 5 %/an
  • Prix de l’électricité : Prix 2005 (92,76 €/MWh) & + 2 %/an
  • Gain sur la facture d’électricité : Réduction de puissance quart horaire non considérée
  • Régime « heures pleines » : de 7 heures à 22 heures, les jours ouvrables
  • Prix des entretiens : Contrat tout compris (huile, assurance bris de machine et dépannage) hors inspection journalière visuelle
  • Taux d’actualisation (= taux d’emprunt) : + 5 % / an
  • Prix de vente du certificat vert : 90 € / CV pendant 10 ans

Environnementales

  • Coefficient d’émission en CO2 : 217 kg CO2 / MWh de gaz naturel


Synthèse du dimensionnement

L’utilisateur d’une cogénération, pour qu’elle soit de qualité ou à haut rendement, doit valoriser toute la chaleur et toute l’électricité produites. Si la production d’électricité est supérieure aux besoins, il y aura revente sur le réseau électrique. Par contre, il est plus difficile de le faire pour la chaleur excédentaire.

C’est pourquoi, une cogénération est dimensionnée sur les besoins thermiques des bâtiments. C’est lors de l’optimisation économique de la taille que l’on tient compte des besoins électriques, en évaluant la part d’électricité auto-consommée et celle qui est revendue.

Afin de connaître avec précisions l’évolution dans le temps des besoins thermiques et électriques, des compteurs ont été placés durant le mois de janvier. Ensuite, pour la partie thermique, grâce aux degrés jours de la station météo d’Uccle, une extrapolation du profil a été réalisée.

Pour la partie électrique, Sibelga nous a fourni gracieusement les puissances ¼ heure par ¼ heure pour toute l’année 2005, l’extrapolation n’était pas nécessaire. La mesure électrique a permis de valider les données reçues. Ainsi, les profils thermique et électrique sont connus pour une année entière.

Ensuite, grâce au logiciel COGENsim, nous avons simulé le fonctionnement de plusieurs tailles de cogénération pour finalement choisir la plus rentable : une cogénération par moteur au gaz naturel de 230 kWth et 150 kWé.

Optimisation économique de la taille de cogénération à installer au home

En outre, différents scénarios de fonctionnement ont été testés. Celui qui est le mieux adapté au home consiste à faire fonctionner la cogénération 24h/24, 12 mois par an et d’y accoupler un ballon de stockage de chaleur de 10 m3.

L’intégration de la cogénération et de son ballon de stockage de chaleur est aisé, vu la place disponible dans la chaufferie et la facilité d’acheminement.


Contacts

Facilitateur Cogénération en Région de Bruxelles-Capitale

Institut de Conseil et d’Études en Développement Durable asbl
Bvd Frère Orban, 4
5000 Namur
Tel : +32 (0) 81.250.480
Fax : +32 (0) 81.250.490

Le module sur la cogénération à été réalisé par l’ICEDD, Institut de Conseil et d’Etudes en Développement Durable asbl – © ICEDD – icedd@icedd.be

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    Auteur : les anciens

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    16/03/09, par Julien

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    Juin 2009 : mise en page et liens internes, Sylvie.

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